Chaque année au Québec, environ 12 femmes perdent la vie aux mains de leur conjoint ou ex-conjoint et plus d’une trentaine d’entre elles sont victimes de tentative de meurtre.

C’est malheureusement devenu une manchette courante au Québec : une femme est assassinée par son conjoint après avoir mis fin ou tenter de mettre fin à la relation de couple.

Le 5 octobre dernier, une femme de 65 ans, madame Johanne Chayer de Salaberry-de-Valleyfield a connu le même triste sort. Ça nous touche encore plus quand cela arrive dans notre ville…. Et pourtant… Souhaitons que cet homicide permette à des femmes de se questionner sur leur vécu et qu’elles puissent en parler pour valider leur situation.

Le Québec a encore beaucoup à faire pour protéger les femmes de leur conjoint violent. Nous savons qu’en général, les femmes n’ont pas beaucoup confiance au système de justice et que seulement 20 % d’entre elles portent plainte. Il est alors très important de leur assurer un filet de sécurité en les mettant en contact avec les maisons d’hébergement, en les croyant et en les écoutant.

La violence est inacceptable. Ce sont en très grande majorité les femmes qui la subisse et ces femmes doivent savoir qu’il existe de l’aide pour elles…

En conclusion, tuer sa conjointe est un acte d’une violence inouïe qui se doit d’être nommé et dénoncé. Il ne s’agit donc pas d’un drame conjugal mais bien d’un meurtre conjugal.

 

Bonne lecture,

 

Marie-Claude Gareau, directrice