Salaberry-de-Valleyfield, le 9 octobre 2018 –  La table de concertation sur la violence conjugale et sexuelle faite aux femmes et aux enfants – Beauharnois-Salaberry présente avec fierté le projet des « Corridors de la violence amoureuse » du 15 au 25 octobre 2018, au Centre de formation professionnelle de la Pointe du Lac. Cette initiative repose sur une volonté partagée des partenaires de prévenir, dépister et contrer la violence amoureuse.

 

« Les corridors de la violence amoureuse » est un outil de prévention et de sensibilisation qui s’adresse aux adultes pour contrer la violence dans les relations amoureuses. Celui-ci a été créé dans la région du Haut-Saint-Laurent et est issu d’un partenariat de la Maison d’hébergement Résidence Elle du Haut-Saint-Laurent et de l’école secondaire Arthur-Pigeon et il s’adressait aux jeunes. La Maison d’hébergement l’Accueil pour Elle ainsi que le Centre de formation professionnelle de Pointe du Lac ont adapté le contenu pour rejoindre les adultes âgés de 16 ans à 60 ans. [1]

 

Sous forme d’un parcours, les participants-es se déplacent d’un local à l’autre à l’intérieur des murs du Centre de formation professionnelle de la Pointe du Lac pour découvrir l’univers personnel de deux amoureux.  Cet outil multimédia plonge les adultes dans le quotidien de la vie amoureuse d’un jeune couple. C’est à l’intérieur d’un univers interactif que les participants-es sont appelés à vivre le cycle de la violence et à découvrir les signes précurseurs ainsi que les différentes formes de violence dans une relation amoureuse. Ils sont, d’une part, témoins de l’évolution de la dynamique de violence amoureuse au sein du couple et sont, d’autre part, en mesure de constater les conséquences possibles de cette violence insidieuse ainsi que les différentes façons de s’en sortir.

 

« Beaucoup d’ados vivent de la violence dans leur relation amoureuse. À l’âge de 16 ans, une Québécoise sur trois affirme avoir subi de la violence psychologique dans son couple, alors qu’une Québ  écoise sur cinq a vécu de la violence physique dans sa relation amoureuse. Il y a peu de statistiques qui parlent de la violence amoureuse chez les garçons, cependant, tout indique qu’ils peuvent aussi vivre de la violence dans leur couple. » [1] Il est à noter qu’une relation amoureuse peut aussi être une relation entre individus de même sexe.

 

Dans le cadre de ce projet, nous accueillerons environ 80 élèves du Centre de formation professionnelle de la Pointe du Lac provenant de différents programmes tels que secrétariat, coiffure, préposés aux bénéficiaires et infirmières auxiliaires. La réalisation d’un tel projet s’avère possible grâce à une allocation financière du ministère de la Santé et des Services sociaux et du Centre de santé et des services sociaux de la Montérégie Ouest visant à mettre en œuvre les mesures du plan d’action gouvernemental en matière de violence conjugale et à l’implication des partenaires de la Table de concertation sur la violence conjugale et sexuelle faite aux femmes et aux enfants – Beauharnois-Salaberry.

 

Nous ne pouvons traiter du sujet de la violence dans les relations amoureuses sans vous partager quelques statistiques sur la violence conjugale. Selon les statistiques de 2015, 79 % des victimes de violence conjugale sont des femmes. En 2015, 8 Québécoises sont mortes des suites de la violence conjugale dont elles étaient victimes de la part d’un conjoint ou d’un ex-conjoint. Au Québec, c’est plus de 7000 femmes et 5000 enfants qui trouvent refuge chaque année dans les maisons d’hébergement. C’est plus de 25 000 appels qui sont reçus via les différentes lignes d’écoute, de référence et d’information destinées aux femmes victimes de violence conjugale.

 

Marie-Claude Gareau, directrice de l’Accueil pour Elle

 

[1] Il est essentiel de mentionner que les « Corridors de la violence amoureuse » est un outil fortement inspiré des « Couloirs de la violence amoureuse », un projet créé en 2008 et issu d’un partenariat de la Table de concertation sur la violence et les agressions à caractère sexuel de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, et plus particulièrement de la Maison d’hébergement La Passerelle, de la Sûreté du Québec et de la commission scolaire du Lac-Saint-Jean.