À la fin mars 2018, un article écrit dans le journal Saint-François avait comme titre : « Elle souhaite reprendre vie commune avec l’homme qui l’a battue. » Quelle était l’intention de ce journaliste en écrivant ce titre ? On peut se questionner…

En effet, sans parler de ce couple en particulier, plusieurs femmes, que le conjoint se fasse arrêter ou non, vont retourner avec lui. On ne peut pas généraliser sur les raisons qui poussent une femme à agir ainsi, mais tous ces éléments nous permettent un peu d’expliquer son retour :  la période de lune de miel (moment où le conjoint essaie entre autres de se racheter), son désir de ne pas briser la famille, l’isolement, des problèmes financiers, son manque d’estime et de confiance en elle, ce qui l’empêche de voir qu’elle peut s’en sortir sans lui et qu’elle n’est pas responsable de la violence qu’elle subit etc.

Il est facile de juger lorsqu’on est un observateur extérieur. Il ne faut pas oublier que la violence s’installe graduellement et laisse des traces indélébiles sur la victime. La violence n’est pas toujours facile à identifier. Pris hors contexte, on peut avoir de la difficulté à reconnaître si on est victime ou non de violence surtout s’il s’agit de violence psychologique, économique et sociale. Même si on reconnaît cette violence, certaines femmes peuvent la banaliser ou l’excuser en se culpabilisant ou en acceptant les raisons de leur conjoint. De plus, personne ne sort sans séquelle d’un vécu de violence de la part d’un conjoint. De nombreuses conséquences physiques et psychologiques en résultent tel que : de l’insomnie, des maux d’estomac, de tête ou de dos, une perte d’appétit, une faible estime de soi, un état dépressif, des idées suicidaires et l’abus d’alcool, de drogues ou de médicaments, etc. C’est tout cela qui a un impact certain sur sa décision de demeurer avec le conjoint violent.

Lorsque l’on se questionne sur sa propre relation amoureuse et qu’on pense vivre de la violence conjugale, il est aidant pour trouver la force de s’en sortir de consulter une professionnelle, qui va pouvoir nous permettre de regarder notre situation et nous aider à nous donner le courage de faire ce qui est le mieux pour nous. Si vous vous reconnaissez dans cet article, n’hésitez pas à nous contacter au 450-371-4618.

« Personne n’aime se faire violenter, mais s’adapter à l’inacceptable peut être un moyen de survie humain. »