Plusieurs ont des idées préconçues sur la violence conjugale. En voici des exemples:

«Une femme qui se fait violenter doit aimer cela au fond parce que sinon elle partirait.»

«Mon conjoint perd le contrôle de ses actes seulement lorsqu’il est soûl ou qu’il fait un mauvais trip.»

«Moi, il me frapperait juste une seule fois et je le laisserais.»

Ces affirmations sont toutes fausses. Dans ce cas, est-il possible d’établir le portrait de la femme qui vit de la violence conjugale et de l’homme qui a des comportements violents.

Non, il est impossible de réunir en un seul portrait toutes les caractéristiques de la victime et de l’agresseur.

Tous les hommes, quels que soient leur ethnie, leur statut social, leur âge ou leur revenu, peuvent un jour ou l’autre recourir à la violence pour dominer ou contrôler leur conjointe.

La violence n’est jamais causée par la consommation d’alcool, de drogues ou par le stress. L’homme qui a des comportements violents choisit  d’en avoir et il est toujours responsable de ses comportements.

De même, il est impossible de tracer le profil sociopsychologique de la victime. Rien ne prédestine une femme à devenir victime de violence conjugale. Les femmes qui vivent de la violence conjugale proviennent de tous les milieux. Elles n’ont pas toutes été violentées dans leur enfance ou abusées sexuellement. Elles n’avaient pas toutes au départ une faible estime d’elles-mêmes. Rien ne prédestine une femme à devenir victime de violence conjugale.

De plus, aucune femme n’est responsable de la violence qu’elle vit. En effet, selon la définition du dictionnaire Larousse, le terme victime désigne une personne qui souffre par la faute d’autrui.