Quand on pense à l’itinérance, on peut penser à une personne mal habillée, sale qui circule dans les rues et qui transporte toutes ses choses avec elle. L’itinérance des femmes est beaucoup plus complexe que ça. Elle ne correspond pas à ces stéréotypes qui représente davantage l’itinérance au masculin.

L’itinérance des femmes se caractérise par la violence, par son aspect caché et par une grande pauvreté. Ainsi, une situation de logement précaire ou sans domicile fixe expose davantage les femmes aux violences sexuelles ainsi qu’à toutes les autres formes de violence. Pour éviter la rue, les femmes en situation d’itinérance vont préférer toutes les autres alternatives, soit de demeurer avec la famille ou chez des amies, soit de partager temporairement un logement, de soigner son apparence pour ne pas être stigmatisée, etc.

Sans être dans la rue, elles peuvent aussi avoir de la difficulté à subvenir à leurs besoins élémentaires, tels que le logement, la santé physique et mentale, le transport, la nourriture, la sécurité, etc. Dans certains cas, elles vivent en plus des problématiques de santé mentale ou de toxicomanie liés à leur situation.

Pour prévenir l’itinérance au féminin, il est important donc d’intervenir sur plusieurs facteurs selon les réalités différentes des femmes. Il faut surtout être à l’écoute des besoins exprimés par ces femmes et ne pas leur imposer des actions à entreprendre. Elles sont les expertes de leur propre vie.

Pour avoir des réponses face à l’enjeu de l’itinérance des femmes, plusieurs organismes et regroupements de Montréal, de la Montérégie et de Laval ont élaboré une déclaration sur l’itinérance des femmes. Celle-ci est disponible sur notre site facebook et sur celui de la Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie.

Source : Déclaration sur l’itinérance des femmes