Les femmes tuées par leur conjoint font les manchettes depuis quelques années et nous amène à croire que le nombre d’homicide conjugal a augmenté. Contrairement à cette croyance populaire, le taux d’homicide conjugal est sensiblement le même depuis 2006.

Selon Statistique Canada, le taux de violence conjugale rapporté à la police a quant à lui diminué avec les années. De toutes les provinces du Canada, c’est l’Ontario et le Québec  qui présentent les taux de violence faite aux femmes les moins élevés. Par contre, le taux d’agressions sexuelles commises par un partenaire intime contre des femmes (rapportées à la police) a toutefois augmenté de 17 %.

Bien entendu, ces statistiques ne donnent pas un portrait fidèle de la réalité puisque plusieurs femmes ne dénoncent pas à la police. Selon une étude sur la violence familiale au Canada en 2014, 70 % des incidents de violence conjugale ne sont pas rapportés à la police.

De plus, la  majorité des homicides conjugaux sont précédés par de la  violence conjugale. Ainsi dans 78 % des homicides entre conjoints commis au Canada entre 2001 et 2011, il y avait des antécédents de violence conjugale connu de la police entre la victime et l’agresseur (Statistique Canada, 2013).

En prévenant la violence conjugale, on a donc un impact direct sur les homicides conjugaux. Mais il ne faut pas oublier que les moments entourant une rupture ou la perte d’espoir du retour de la conjointe constituent les principaux facteurs de risque d’homicide en violence conjugale.

 En moyenne, tous les six jours au Canada, une femme est tuée par son partenaire intime. Selon Statistiques Canada, le taux de meurtre des femmes autochtones est six fois plus élevé que celui des femmes allochtones.

Source : https://www.canadianwomen.org/fr/les-faits/violence/