Certaines femmes, vivant de la violence, vont vivre des atteintes à leur santé mentale, de la toxicomanie ou toute autre forme de dépendance. Il s’agit pour elles de mécanismes de survie à leur détresse causée par les abus et la violence vécue. Ces femmes consomment ces substances afin de mieux supporter leur situation, de diminuer leur détresse et ainsi faire face à leur vécu difficile.

En effet, de nombreuses femmes, qui demandent l’aide de l’Accueil pour Elle, ont aussi une réalité de consommation de médicaments, d’alcool ou autres habitudes de consommation socialement acceptable et d’autres fois de substances dites illégales comme la drogue. Elles peuvent aussi vivre des conséquences sur leur santé mentale qui les auront d’abord amené à consulter des ressources extérieures. Sans reconnaître ce qu’elles vivent de la part de leur conjoint, elles vont souvent chercher de l’aide pour l’une des nombreuses conséquences psychologiques de la violence conjugale.

Ainsi, il arrive que des femmes et leurs enfants sont victimes de faux diagnostique d’étiquette de santé mentale parce que l’évaluation a été faite trop rapidement et n’a pas inclus la réalité de la violence conjugale et son impact global dans la vie des femmes et des enfants. Par exemple, plusieurs caractéristiques de la personne avec un trait de personnalité limite correspondent à celles vivant de la violence conjugale. Par exemple, une femme qui a de la difficulté à gérer sa colère, celle qui perd son identité au profit de sa famille, celle qui est très émotive alternant entre la joie et la dépression, celle qui a des comportements suicidaires ou d’automutilation, etc.

Pour aider les femmes et les enfants qui vivent de la violence conjugale, il est essentiel d’avoir une approche globale de la personne afin de bien comprendre ce qu’elles vivent et d’où viennent les conséquences pour mieux les aider.