Les femmes chroniqueuses dans des magazines, des journaux, sur les médias sociaux reçoivent régulièrement des messages haineux, sexistes ou dénigrants.

Judith Lussier, chroniqueuse, affirme que pendant sept ans elle s’est convaincue que la violence verbale faisait partie de son travail. Dans cet esprit, elle a tenté de supporter les petits et grands désaccords, les insultes, les humiliations publiques, les argumentations malhonnêtes, la mauvaise foi, le paternalisme, le harcèlement.

Si on fait le parallèle avec les hommes, selon deux journalistes masculins, ceux-ci reçoivent des insultes dites classiques, sans connotation sexuelle ni dénigrement. Alors pourquoi pour les femmes ce serait différent ?

« Certains prétendent qu’il faut s’endurcir, que ça fait partie du métier… Mais s’endurcir à  quoi ? À se faire dire qu’on est mal baisée, laide, idiote et imbécile ? Non merci. »

Au bénéfice de la liberté d’expression, on ne peut pas permettre en tant que société à tous, de dire n’importe quoi.  « Les « trolls » (ceux qui visent à générer des polémiques) doivent être dénoncés haut et fort. Ils doivent être signalés. Ils doivent être nommés et bloqués et pas seulement par leurs victimes. » C’est à chacun de montrer sa désapprobation face à un comportement qui n’a pas lieu d’être dans l’immense place publique qu’est devenu le web.

 

Source : Journal La Presse. Le côté sombre de la chronique & Bienvenue aux dames. Radio Canada Les trolls viennent à bout d’une chroniqueuse