Lorsque l’on affirme que la violence conjugale touche toutes les femmes, on oublie de préciser que certaines femmes, telles que les femmes handicapées ou ayant des incapacités de toutes sortes sont plus susceptibles de vivre de la violence de la part de leur conjoint mais aussi de leur préposé ou accompagnateur, des personnes qui leur prodiguent des soins de santé ainsi que par des membres de la famille ou des étrangers.

À un moment ou un autre de leur vie, 60 % des femmes ayant des incapacités sont victimes de violence et 40 % à 70 % des jeunes filles ayant une déficience intellectuelle sont victimes de violence sexuelle avant l’âge de 18 ans. (Rajan, D., 2004)*

Après avoir pris conscience de la violence qu’elles subissent, les femmes handicapées doivent souvent faire face à plusieurs défis si elles veulent quitter leur conjoint ou dénoncer la violence dont elles sont victimes. En effet, l’accès à un soutien approprié, à un logement convenable et accessible ainsi que pour leur sécurité financière peut être problématique pour plusieurs d’entre elles. De plus, certaines ne connaissent pas toujours l’ensemble des services qui sont accessibles au sein de la communauté. En plus, on ne parle pas de toutes les femmes ayant une déficience intellectuelle et qui ne peuvent pas témoigner de ce qu’elles vivent.

Afin de mieux aider ces femmes et de répondre à leurs besoins spécifiques, il est important de bien comprendre leur réalité et les défis auxquelles elles doivent faire face dans leur quotidien.

Inspiré de : https://www.unb.ca/fredericton/arts/centres/mmfc/_resources/pdfs/violenceaginstwomen.pdf
* Rajan, D. Violence Against Women With Disabilities. National Clearinghouse on Family Violence. 2004. http://www.deslibris.ca/ID/214649