Dès l’enfance, on dit aux femmes d’être posées, douces, sensibles, d’être dans l’oubli de soi, etc. Si l’on se fie à ce bagage stéréotypé, il est mal perçu qu’une femme extériorise sa colère. Selon une étude effectuée en 2004*, c’est même vers l’âge de 4-5 ans que les filles commencent consciemment à inhiber l’expression de leur colère. Encore aujourd’hui, un jeune garçon qui démontre un comportement agressif va être « mieux toléré ». Les stéréotypes sont donc encore bien présents.

Des chercheurs émettent l’hypothèse suivante : les femmes qui n’expriment pas leur colère sont plus sensibles à la dépression. Il est donc très important de sortir des stéréotypes, de ne pas avoir honte d’être en colère, car c’est une émotion normale. C’est ce dont on en fait qui sera déterminant pour notre bien-être :

Faire face à sa colère :
 Prendre du recul par rapport à la situation. Respirer profondément et se détendre,
 Identifier la source de sa colère. Écrire ce que l’on ressent.
 Chercher à clarifier la situation avec l’autre.
 Parler au JE.
 Se centrer sur son besoin.

* Anon. A Study on the Status of Women Faculty in Science at MIT. 1999. Available at: http://web.mit.edu/fnl/women/women.html.