En décembre dernier, nous avons appris que dès septembre 2018, les jeunes de la première année du primaire à la cinquième secondaire                       auront des cours d’éducation sexuelle.

Nous sommes portées à crier victoire en pensant qu’enfin les jeunes vont apprendre dès leur plus jeune âge à avoir des relations égalitaires et sans violence avec leur chum/blonde. Cependant, compte tenu de la revue de presse, nous émettrons des réserves à cette bonne nouvelle et plusieurs raisons nous amènent à nous questionner sur le contenu de la formation donnée et des qualifications des enseignants qui devront la transmettre.

En effet, selon le site internet de Radio-Canada, il ne s’agirait pas de cours comme tel mais bien d’activités insérées dans le parcours de l’enfant à l’intérieur de ses cours de français ou de mathématiques. Le projet-pilote de cinq (5) heures par année au primaire et de quinze (15) heures au secondaire était consacré à l’éducation sexuelle. Cette formule sera surement être revue puisque le syndicat d’enseignant demande, depuis plus de deux ans, de ne pas parler de sexualité pendant l’apprentissage d’autres matières. Il dénonce aussi le manque de formation et le manque de matériel mis à leur disposition pour prodiguer un enseignement de qualité sur le sujet de la sexualité.

Sur le site internet du ministère de l’éducation et de l’enseignement supérieur, les thèmes et apprentissages en éducation à la sexualité, selon le niveau scolaire de l’enfant, sont bien présents. Ils reflètent un intérêt certain, mais doivent être considérés avec un regard critique, surtout qu’il s’agit d’un guide pour inspirer les directions d’école. Son contenu devra par la suite être approuvé par leur conseil d’établissement. Chaque école est responsable selon l’expertise et l’intérêt du personnel enseignant et du personnel des services éducatifs complémentaires (psychologue, psychoéducateur, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire, éducatrice spécialisée, intervenante sociale, etc.) de répartir les tâches et d’offrir le contenu à l’intérieur de leur cursus habituel.

En collaboration avec des organismes communautaires tel que l’Accueil pour Elle, les écoles primaires et secondaires de notre région présentent déjà du contenu en lien avec la violence faite aux enfants, les agressions à caractère sexuelles et la violence à l’intérieur d’une relation amoureuse. Par contre, cette invitation n’est pas systématique et dépend toujours de l’intérêt et de l’ouverture du personnel enseignant.

C’est donc un dossier à suivre mais qui semble prometteur…

 

Source : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1073006/education-sexuelle-obligatoire-eleves-septembre