«Mon chum n’est pas violent, mais il n’aime pas quand je sors avec
mes amies ou que je m’habille trop séduisante sauf quand je suis seule à la maison avec lui. Il critique aussi beaucoup ce que je fais ce ou ce que je dis…»

C’est souvent sur cette base que les femmes viennent nous voir pour nous parler de leur relation amoureuse. Elles ne se disent pas victimes de violence conjugale, mais elles identifient facilement le désir de contrôle de leur partenaire.

À l’instar de la violence, le contrôle est bien un moyen CHOISI pour prendre du pouvoir sur l’autre afin de le contraindre à penser et à agir comme nous le voulons.

De plus, le contrôle s’installe subtilement et peut prendre la forme de manipulation. Chaque geste et/ou parole pris séparément peut ne pas sembler contrôlant, mais mis ensemble ils s’inscrivent dans une dynamique de violence (exemple : dire «gentiment» ses préférences en matière de vêtements tout en dénigrant les goûts de l’autre; lui demander «parce qu’on l’aime», d’être toujours avec soi ou de ne pas parler avec d’autres personnes, etc.).

Le contrôle peut aussi avoir des effets néfastes sur la personne qui le subit, telle que l’isolement, un sentiment de culpabilité récurent, la baisse de l’estime de soi et de sa capacité de s’affirmer et d’être autonome.

En résumé, lorsqu’une femme vit du contrôle dans sa relation amoureuse, elle vit bel et bien de la violence conjugale. Si vous désirez discuter avec nous de contrôle ou de votre relation amoureuse, n’hésitez pas à nous contacter au 450-371-4618.

 

Source: Rondeau, Lorraine, Tremblay, Pierre H. & Hamel, Chantal, Premières amours, trousse d’intervention sur les relations amoureuses des jeunes, 2011.