SOS violence conjugale est un organisme qui offre des services d’accueil, d’évaluation, d’information, de sensibilisation, de soutien et de référence bilingues. Ces services sont gratuits, anonymes, confidentiels et offerts 24 heures sur 24 h—sept jours sur 7 aux victimes de violence conjugale et à l’ensemble des personnes concernées par cette problématique. 

 Dans le cadre de leur mandat, SOS violence conjugale développe des outils afin de sensibiliser la population à la violence conjugale. Le dernier en date s’intitule « C’est pas violent » et vise plus particulièrement les 15-25 ans. Sur le site internet www.cestpasviolent.com, les gens sont invités à choisir une conversation parmi les cinq (5) présentées.

Les cinq (5) choix sont :

– UNE FAIM DE LOUP, pour mieux te croquer (le consentement sexuel) ;

– VRAI POT DE COLLE, comme une sangsue (le harcèlement psychologique) ;

– J’AI MON VOYAGE (la géolocalisation) ;

– ÊTRE PRIS EN SANDWICH, c’est moi ou eux (la manipulation) ;

– ÇA S’APPELLE, pas touche !! (l’exploitation sexuelle).

Cette année, lors des présentations aux étudiants-es, nous avons choisi d’utiliser cet outil pour permettre aux jeunes de bien comprendre ce qu’est la violence dans une relation amoureuse et comment cela se traduit dans la vie de tous les jours.

Les jeunes étaient d’abord invités à choisir une mise en situation et par la suite, déterminer sur quelle phrase cliquer afin de poursuivre la discussion.  À la fin, il était demandé aux étudiants-es de nous dire si la conversation était violente ou non et surtout sur quels critères ils se basaient pour répondre à la question. Plusieurs n’associaient pas la notion de contrôle à la violence. Il nous a fallu faire aussi faire la différence entre un comportement normal d’insécurité et un acte de violence psychologique.

En tant qu’intervenantes dans un centre d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants, nous avons trouvé que les conversations étaient très représentatives de la réalité. Nous avons aimé l’aspect interactif de l’activité (et les jeunes aussi ont appréciée). Par contre, il aurait été préférable d’ajouter des conversations non-violentes pour éviter que les jeunes finissent par deviner qu’elles étaient toutes violentes.

Nous vous invitons vous aussi à aller sur le site internet de SOS violence conjugale et de prendre connaissance de ces discussions. N’hésitez pas à nous contacter par la suite au 450-371-4618 pour en discuter avec nous.