Quand faut-il s’inquiéter de la violence dans un couple ? Bien avant la première gifle selon le docteur Marie-France Hirigoyen psychiatre et psychanalyste. S’il est possible de voir la violence physique ainsi que ses conséquences, il est plus difficile de repérer les violences psychologiques et les effets sur la victime. Dans un couple, la vraie difficulté c’est de trouver une souplesse, un espace de liberté dans lequel les désirs de chacun peuvent s’épanouir. La violence, c’est l’absence de réciprocité ; quand l’un donne tout et ne reçoit rien ; quand la force est toujours dans le même camp.

« Je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi. »  Le contrôle est l’un des premiers ressorts du déséquilibre : peu à peu, l’un prend le dessus sur l’autre.

« Je préfère que tu ne fasses rien sans moi. » L’isolement est le deuxième : L’objectif est que la victime ne se rende même plus compte de ce qui n’est pas acceptable. Confinée dans son propre « huis clos », elle est privée de moyens d’action et même de réaction.

« Ce n’est pas mon problème. » La violence morale, c’est aussi l’indifférence, le refus d’être concernée par l’autre.

« Tu me prends pour un imbécile ? » La jalousie, lorsqu’elle devient pathologique, est une autre forme de contrôle.

« N’importe quoi… » Le dénigrement est l’une des armes les plus terribles qui vise avant tout l’atteinte de l’estime de soi de la personne, en lui montrant qu’elle ne vaut rien.

« Si tu franchis cette porte… » La violence psychologique peut comporter des menaces comme : suggérer qu’il y aura des représailles sur l’entourage si l’autre n’agit pas dans le sens attendu, enlever les enfants, couper les vivres, etc. L’anticipation de recevoir un coup fait autant mal pour le psychisme que le coup porté réellement.

Seule, il est difficile de voir la violence conjugale. Si vous vous reconnaissez dans cet article, n’hésitez pas à nous contacter au  450-371-4618.

 

Source : Couple : Avant la première gifle. Psychologiques.