Selon le Carrefour Aliénation Parentale Québec, l’aliénation parentale se décrit comme un phénomène dans lequel un des parents se livre à des comportements aliénants, influençant l’esprit de l’enfant afin de favoriser chez lui le rejet injustifié et le détachement de l’enfant à l’égard de l’autre parent.

Les deux conditions suivantes doivent être présentes simultanément pour parler d’aliénation parentale dans une famille :

  • Un des parents utilisent des comportements aliénants afin d’exclure l’autre parent de la vie de l’enfant, et cela, de façon injustifiée.
  • Le processus entraîne une détérioration de la relation entre l’enfant et le parent ciblé, voire une rupture de la relation.

Il est important de comprendre que l’enfant participe au phénomène d’aliénation parentale, bien malgré-lui. En effet, l’enfant peut croire que sa relation avec le parent ciblé est nuisible pour lui et observe des gains significatifs à être plutôt en alliance avec le parent aliénant.

Exemples de comportements aliénants

  • Utiliser des paroles méprisantes et de dénigrement contre l’autre parent ;
  • Raccrocher le téléphone lorsque le parent ciblé appelle ;
  • Interdire aux intervenants gravitant autour de l’enfant (professeurs, entraîneurs, éducateurs, etc.) de donner de l’information à l’autre parent ;
  • Inciter l’enfant à prendre un côté ; le leur plutôt que celui de l’autre parent ;
  • Impliquer l’enfant dans le conflit conjugal en l’informant des sources de conflits et des différents ;
  • Faire obstacle au temps de garde de l’autre parent.

Il ne faut surtout pas se mélanger, la violence conjugale n’est pas de l’aliénation parentale. Ainsi, une femme qui vit de la violence conjugale peut avoir des réserves, par peur, doute, crainte, etc. face à la garde partagée des enfants ou aux visites sans supervision du père sans toutefois faire de l’aliénation parentale.

Davantage d’informations dans le prochain Paroles d’Elles !!

 

Source : https://alienationparentale.ca/fr/comprendre/