Témoignages

C'était quand on a déconfiné et qu'on avait enfin le droit d'aller voir nos proches à l'extérieur. J’ai suggéré d’aller voir ma sœur dans sa cour. Tout de suite, ça a été l’orage, les regards de mépris, les soupirs découragés… comme si j’étais vraiment irresponsable de penser faire ça. On est pas allé finalement.

Femme  |  24 ans

NON. Nous te recommandons toutefois de te rendre à l’hôpital en cas de violence physique et ce, afin que tu sois soignée et qu’il y ait constatation de tes blessures. En effet, si un jour tu décides de demander à la Cour un interdit de contact pour violence conjugale, ces informations te seront utiles.

Est-ce que je vais être obligée de porter plainte ?

NON. En tout temps, tu es libre de retourner avec ton conjoint. Tu ne seras jamais jugée dans ta décision.

Est-ce que je vais être obligée de quitter mon conjoint ?

OUI. Notre mission est d’aider et d’héberger les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Par violence conjugale, nous entendons la violence sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, psychologique, sexuelle, économique, sociale et verbale.

Est-ce que je peux être hébergée à L’Accueil pour Elle même si mon conjoint ne m’a jamais frappée ?

Questions fréquentes

La violence avec un handicap

Lorsque l’on affirme que la violence conjugale touche toutes les femmes, on oublie de préciser que certaines femmes, telles que les femmes handicapées ou ayant des incapacités de toutes sortes sont plus susceptibles de vivre de la violence de la part de leur conjoint mais aussi de leur préposé ou accompagnateur, des personnes qui leur prodiguent des soins de santé ainsi que par des membres de la famille ou des étrangers.

Lorsque l’on affirme que la violence conjugale touche toutes les femmes, on oublie de préciser que certaines femmes, telles que les femmes handicapées ou ayant des incapacités de toutes sortes sont plus susceptibles de vivre de la violence de la part de leur conjoint mais aussi de leur préposé ou accompagnateur, des personnes qui leur prodiguent des soins de santé ainsi que par des membres de la famille ou des étrangers.


À un moment ou un autre de leur vie, 60 % des femmes ayant des incapacités sont victimes de violence et 40 % à 70 % des jeunes filles ayant une déficience intellectuelle sont victimes de violence sexuelle avant l’âge de 18 ans. (Rajan, D., 2004)*


Après avoir pris conscience de la violence qu’elles subissent, les femmes handicapées doivent souvent faire face à plusieurs défis si elles veulent quitter leur conjoint ou dénoncer la violence dont elles sont victimes. En effet, l’accès à un soutien approprié, à un logement convenable et accessible ainsi que pour leur sécurité financière peut être problématique pour plusieurs d’entre elles. De plus, certaines ne connaissent pas toujours l’ensemble des services qui sont accessibles au sein de la communauté. En plus, on ne parle pas de toutes les femmes ayant une déficience intellectuelle et qui ne peuvent pas témoigner de ce qu’elles vivent.


Afin de mieux aider ces femmes et de répondre à leurs besoins spécifiques, il est important de bien comprendre leur réalité et les défis auxquelles elles doivent faire face dans leur quotidien.


SOURCE :

Inspiré de https://www.unb.ca/fredericton/arts/centres/mmfc/_resources/pdfs/violenceaginstwomen.pdf

* Rajan, D. Violence Against Women With Disabilities. National Clearinghouse on Family Violence. 2004. http://www.deslibris.ca/ID/214649

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