Témoignages

C'était quand on a déconfiné et qu'on avait enfin le droit d'aller voir nos proches à l'extérieur. J’ai suggéré d’aller voir ma sœur dans sa cour. Tout de suite, ça a été l’orage, les regards de mépris, les soupirs découragés… comme si j’étais vraiment irresponsable de penser faire ça. On est pas allé finalement.

Femme  |  24 ans

NON. Nous te recommandons toutefois de te rendre à l’hôpital en cas de violence physique et ce, afin que tu sois soignée et qu’il y ait constatation de tes blessures. En effet, si un jour tu décides de demander à la Cour un interdit de contact pour violence conjugale, ces informations te seront utiles.

Est-ce que je vais être obligée de porter plainte ?

NON. En tout temps, tu es libre de retourner avec ton conjoint. Tu ne seras jamais jugée dans ta décision.

Est-ce que je vais être obligée de quitter mon conjoint ?

OUI. Notre mission est d’aider et d’héberger les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Par violence conjugale, nous entendons la violence sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, psychologique, sexuelle, économique, sociale et verbale.

Est-ce que je peux être hébergée à L’Accueil pour Elle même si mon conjoint ne m’a jamais frappée ?

Questions fréquentes

Sensibilisation

La « dépendance affective »

On associe souvent la « dépendance affective » à la violence conjugale. On entend souvent dire qu’une femme est victime de violence conjugale parce qu’elle est « dépendante affective » ou bien qu’elle a un manque d’estime de soi. En gros, comme le mentionne Diane Prud’homme (2011)*, lorsqu’on dit qu’elle est « dépendante affective », on dit à la femme qu’elle est la cause de cette violence et qu’elle doit agir sur son problème à elle.  Or, intervenir en violence conjugale, c’est justement sortir la femme de son impuissance en redonnant la responsabilité de la violence à celui qui l’exerce et en reconnaissant la perte de pouvoir que cette violence a engendré sur la victime.

On associe souvent la « dépendance affective » à la violence conjugale. On entend souvent dire qu’une femme est victime de violence conjugale parce qu’elle est « dépendante affective » ou bien qu’elle a un manque d’estime de soi. En gros, comme le mentionne Diane Prud’homme (2011)*, lorsqu’on dit qu’elle est « dépendante affective », on dit à la femme qu’elle est la cause de cette violence et qu’elle doit agir sur son problème à elle.  Or, intervenir en violence conjugale, c’est justement sortir la femme de son impuissance en redonnant la responsabilité de la violence à celui qui l’exerce et en reconnaissant la perte de pouvoir que cette violence a engendré sur la victime.


Ce qu’on appelle « dépendance affective » souvent confondue avec un besoin sain et normal d’affection, est tout simplement une des conséquences de la violence vécue. La femme est amenée graduellement dans un cycle de violence, ce qui permet peu à peu à l’agresseur de prendre le contrôle sur sa victime tout en s’assurant qu’elle ne le quittera pas. Il faut beaucoup de courage et de détermination à la victime pour se sortir de ce cycle. De plus, si la femme se défend et riposte à la violence de son conjoint, on la taxe aussitôt d’être violente elle aussi et par le fait même, on minimise la violence vécue.


Il ne faut pas oublier que la violence est un choix, l’homme qui la fait subir à sa conjointe est le seul responsable de sa violence.


SOURCES : https://www.erudit.org/fr/revues/ref/2011-v17-n1-ref1812734/1005238ar/

PRUD’HOMME, Diane «  La violence conjugale : quand la victimisation prend des allures de dépendance affective ! », vol. 17, no. 1, 2011, p. 180-190.

Urgence 24/7

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