Témoignages

C'était quand on a déconfiné et qu'on avait enfin le droit d'aller voir nos proches à l'extérieur. J’ai suggéré d’aller voir ma sœur dans sa cour. Tout de suite, ça a été l’orage, les regards de mépris, les soupirs découragés… comme si j’étais vraiment irresponsable de penser faire ça. On est pas allé finalement.

Femme  |  24 ans

NON. Nous te recommandons toutefois de te rendre à l’hôpital en cas de violence physique et ce, afin que tu sois soignée et qu’il y ait constatation de tes blessures. En effet, si un jour tu décides de demander à la Cour un interdit de contact pour violence conjugale, ces informations te seront utiles.

Est-ce que je vais être obligée de porter plainte ?

NON. En tout temps, tu es libre de retourner avec ton conjoint. Tu ne seras jamais jugée dans ta décision.

Est-ce que je vais être obligée de quitter mon conjoint ?

OUI. Notre mission est d’aider et d’héberger les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Par violence conjugale, nous entendons la violence sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, psychologique, sexuelle, économique, sociale et verbale.

Est-ce que je peux être hébergée à L’Accueil pour Elle même si mon conjoint ne m’a jamais frappée ?

Questions fréquentes

L’intersectionnalité

Partir des besoins de la femme, ne pas la juger, l’aider à reprendre du pouvoir sur sa vie… tous ces éléments font partie de l’intervention féministe. Depuis 1991, grâce à une universitaire féministe américaine Kimberlé Crenshaw, on parle du féminisme intersectionnelle qui vise entre autres à tenir compte de la situation de la femme dans toute sa globalité.

Partir des besoins de la femme, ne pas la juger, l’aider à reprendre du pouvoir sur sa vie… tous ces éléments font partie de l’intervention féministe. Depuis 1991, grâce à une universitaire féministe américaine Kimberlé Crenshaw, on parle du féminisme intersectionnelle qui vise entre autres à tenir compte de la situation de la femme dans toute sa globalité.


En fait, l’intersectionnalité étudie les formes de domination et de discrimination que les femmes vivent en fonction de leur genre, de leur classe sociale, de leur origine ethnique, de leur orientation sexuelle, de leur handicap etc. non pas séparément, mais dans les liens qui se nouent entre toutes ces formes. Ainsi, cette chercheure part du principe que le racisme, le sexisme, l’homophobie ou encore les rapports de domination entre classes sociales ne peuvent pas être entièrement expliqués s’ils sont étudiés séparément les uns des autres.


À l’Accueil pour Elle, nous travaillons avec l’approche féministe intersectionnelle qui vise entre autres à établir des stratégies inclusives avec les femmes et les enfants et à incorporer la réalité des femmes qui sont marginalisées ou minorisées. Selon Kimberlé Crenshaw, les afro-américaines, les femmes handicapées ou les femmes homosexuelles connaissent une réalité bien différente des femmes blanches hétérérosexuelles, en bonne santé et sont marginalisées sur plusieurs aspects. En d’autres mots, si être une femme vous expose à vivre plusieurs discriminations (inégalité salariale, violence, etc.) être une femme noire, handicapée et lesbienne vous expose à vivre en plus d’autres formes de discriminations. Par contre, selon cette chercheure, la réalité des femmes blanches, en bonne santé et hétérosexuelle est plus reconnue et entendue que celles des autres femmes qui n’ont pas du tout la même réalité. En résumé, le féminisme intersectionnelle s’intéresse à la réalité de toutes les femmes et ancre leur vécu dans les rapports de domination et de discrimination qu’elles vivent au quotidien.


SOURCE : Inspiré du site internet de RTLGirls. ‘’Féminisme intersectionnel : Solange explique la double peine des femmes noires.’’

Divers

Urgence 24/7

1/3

Que ce soit pour toi-même ou quelqu'un de ton entourage, nous sommes là pour t'aider.