Témoignages

C'était quand on a déconfiné et qu'on avait enfin le droit d'aller voir nos proches à l'extérieur. J’ai suggéré d’aller voir ma sœur dans sa cour. Tout de suite, ça a été l’orage, les regards de mépris, les soupirs découragés… comme si j’étais vraiment irresponsable de penser faire ça. On est pas allé finalement.

Femme  |  24 ans

NON. Nous te recommandons toutefois de te rendre à l’hôpital en cas de violence physique et ce, afin que tu sois soignée et qu’il y ait constatation de tes blessures. En effet, si un jour tu décides de demander à la Cour un interdit de contact pour violence conjugale, ces informations te seront utiles.

Est-ce que je vais être obligée de porter plainte ?

NON. En tout temps, tu es libre de retourner avec ton conjoint. Tu ne seras jamais jugée dans ta décision.

Est-ce que je vais être obligée de quitter mon conjoint ?

OUI. Notre mission est d’aider et d’héberger les femmes victimes de violence conjugale et leurs enfants. Par violence conjugale, nous entendons la violence sous toutes ses formes, qu’elle soit physique, psychologique, sexuelle, économique, sociale et verbale.

Est-ce que je peux être hébergée à L’Accueil pour Elle même si mon conjoint ne m’a jamais frappée ?

Questions fréquentes

La violence psychologique

Avant la première giffle

Quand faut-il s’inquiéter de la violence dans un couple ? Bien avant la première gifle selon le docteur Marie-France Hirigoyen psychiatre et psychanalyste. S’il est possible de voir la violence physique ainsi que ses conséquences, il est plus difficile de repérer les violences psychologiques et les effets sur la victime. Dans un couple, la vraie difficulté c’est de trouver une souplesse, un espace de liberté dans lequel les désirs de chacun peuvent s’épanouir. La violence, c’est l’absence de réciprocité ; quand l’un donne tout et ne reçoit rien ; quand la force est toujours dans le même camp.

« Je sais mieux que toi ce qui est bon pour toi. »  


Le contrôle est l’un des premiers ressorts du déséquilibre : peu à peu, l’un prend le dessus sur l’autre.



« Je préfère que tu ne fasses rien sans moi. » 


L’isolement est le deuxième : L’objectif est que la victime ne se rende même plus compte de ce qui n’est pas acceptable. Confinée dans son propre « huis clos », elle est privée de moyens d’action et même de réaction.



« Ce n’est pas mon problème. » 


La violence morale, c’est aussi l’indifférence, le refus d’être concernée par l’autre.



« Tu me prends pour un imbécile ? »


La jalousie, lorsqu’elle devient pathologique, est une autre forme de contrôle.



« N’importe quoi… »


Le dénigrement est l’une des armes les plus terribles qui vise avant tout l’atteinte de l’estime de soi de la personne, en lui montrant qu’elle ne vaut rien.



« Si tu franchis cette porte… » 


La violence psychologique peut comporter des menaces comme : suggérer qu’il y aura des représailles sur l’entourage si l’autre n’agit pas dans le sens attendu, enlever les enfants, couper les vivres, etc. L’anticipation de recevoir un coup fait autant mal pour le psychisme que le coup porté réellement.


Seule, il est difficile de voir la violence conjugale. Si vous vous reconnaissez dans cet article, n’hésitez pas à nous contacter au  450-371-4618.


SOURCE : Couple : Avant la première gifle. Psychologiques.

Urgence 24/7

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